Ces premiers éléments sont issus de deux réunions :
Ces rencontres ont permis de travailler aux divers usages possibles au travers de l’outil et notamment les usages pédagogiques. Les autres usages de type logistique par rapport à la pédagogie proprement dite sont moins problématiques et n’ont pas été au centre des discussions. On peut citer la gestion des carnets de note, des cahiers de texte, des bulletins et des absences.
Les usages sont nombreux et la plupart du temps antérieurs à la mise en place d’un ENT.
Ce contexte de travail modifie la position du professeur dans la classe et lui donne un statut différent qui le positionne à coté de l’élève dans ses apprentissages. On site dans ce type d’activité des travaux principalement de l’ordre des travaux pratiques, des répétitions qui présentent à la fois la possibilité de travailler en pédagogie différenciée mais aussi de s’adapter au rythme des élèves et de proposer une mise en activité de l’élève nettement plus importante.
Les témoignages recueillis autour de ces pratiques sont intéressants mais relativement connus et utilisés ailleurs dans des contextes d’usage plus simples et ne nécessitant pas un ENT.
On peut distinguer deux niveaux de pratique :
Les témoignages montrent une assez grande variété d’usage. La discipline peut se prêter plus ou moins à tel ou tel aspect. La pédagogie du professeur, les besoins de la séance conduisent à jouer sur la palette de ces possibilités. M. Jaillet souligne le fait que l’université de Strasbourg s’attache à produire des outils métiers et que des efforts sont faits pour s’adapter à toutes les demandes.
Concernant les usages fait à l’extérieur, un premier problème est évoqué : celui de l’équipement des familles permettant ainsi cet accès. Sur ce sujet, les témoignages sont divers et vont de 100 % d’équipement en Tale S à 35 % pour un professeur de technologie ayant fait le décompte précis des élèves équipés et connectés. Les témoignages les plus fréquents donnent des chiffres au alentour de 3 à 4 élèves par classe ne pouvant accéder aux documents. Une étude plus précise serait nécessaire à ce sujet.
Des idées de mise à disposition d’équipements en dehors de la classe sont avancées :
Cette situation conduit les professeurs à ne proposer que des travaux facultatifs ou complémentaires par le biais de l’ENT. Si des séances avec obligation d’usage doivent être mises en place, la logistique d’accès en dehors de la classe doit être prévue.
En complément de ces possibilités de travail, il faut citer l’outil de communication messagerie :
Dans le cadre de l’expérience, les enseignants évoquent ces aspects de communication comme un point très intéressant et mettent une dimension quasi affective à ce type de possibilité. Sans mesure précise, les témoignages évoqués laissent bien entendre qu’il s’agit de communications relativement rares (et d’autant plus précieuses). Bien qu’évoqué, le problème de la disponibilité du professeur face à une généralisation ou un usage plus massif ne semble pas inquiéter. Pourtant, cela constitue un réel problème qui est difficile à réguler et qu’il ne faut pas négliger.
La plupart des professeurs contribuant fortement à l’expérience sont des utilisateurs avertis. Pourtant des témoignages autour de la « facilité » introduite par l’outil, conduisent à penser qu’il peut y avoir là un intérêt non négligeable dans une optique de développement des usages. On indique en effet que la facilité d’utilisation rassure et que le fait de retrouver à la maison ses outils de travail rendent les usages plus commodes et rassurants.
Il ne faut pas négliger les problèmes matériels de mise en œuvre et ici ou là, les problèmes techniques en ont refroidi plus d’un. Il semble que le déploiement auprès de l’ensemble des collègues de l’établissement ne doit se faire que lorsque la mise en place de l’outil est bien stabilisée. Il faut signaler la complexité parfois de l’organisation pédagogique et notamment des compositions des groupes d’élèves. Tant que cette complexité n’est pas intégrée dans l’ENT, les applications pédagogiques ne sont souvent pas possibles.
La logique voudrait que pour mettre en place un ENT, les usages soient bien assis dans l’établissement. C’est indispensable pour assurer le minimum de gestion du dispositif qui incombe à l’établissement. C’est vrai pour un petit noyau d’utilisateurs qui peuvent servir de ressource pour leurs collègues. Par contre, les témoignages vont dans le sens d’une possible entrée dans les usages pédagogiques des TICE par la logistique type absences, notes, cahier de texte... Cette hypothèse reste à vérifier mais elle a été affirmée plusieurs fois par les participants à ces travaux.
Ces premières conclusions restent très embryonnaires. Il faut continuer les investigations dans un certain nombre de domaine :
TICE académie de Dijon